born to ride 2021 – race report

Départ de la Pointe du Van, vendredi 11 juin

La Born To Ride est une course, ou plutôt un évènement organisé par Chilkoot depuis presque 10 ans et qui propose un parcours chaque année de 1200 kilomètres. L’année 2021 étant un peu particulière, cette fois-ci, ce n’était pas un mais cinq parcours de 1200 km proposés, et avec cela de nombreux autres formats.

De mon côté, briser la limite des courses courtes d’ultra me tentait bien et je me suis donc inscrite pour le format des 1200 km en novembre 2020. N’ayant alors jamais parcouru une telle distance (hors rythme de vacances), et venant juste faire mon premier 330 km en septembre de la même année, j’ai utilisé le temps que j’avais jusqu’à l’été pour m’entraîner.

Ça a commencé avec un entraînement Zwift pendant les confinements successifs, suivant les programmes proposés un peu au hasard, à un entraînement plus encadré à partir de fin avril. L’idée est de pouvoir aborder ce genre de formats de façon intelligente pour terminer dans les temps, et le faire sans se faire mal. Au fur et à mesure que je progresserai, je rajouterai des ambitions de résultat et de classement, mais pour l’instant, je me fixe comme objectif de le faire dans les temps et en arrivant en un seul morceau.

J’ai fini par compléter la Born To Ride en 112 h (ou 4 jours et 16 heures) au total, parcourant au total 1252 km & 11,340 m de dénivelé. Je n’ai pas toujours suivi le parcours le plus court étant donné que je me suis rajoutée des détours (à l’est de Bordeaux, puis descente jusqu’à Bayonne et enfin, un col supplémentaire dans les Pyrénées.)

Bien que j’ai dû prendre de l’avance les premiers jours, en profitant du parcours plat pour ça, j’ai passé les trois derniers jours de façon raisonnable, en m’arrêtant pour bien dormir chaque nuit. Je pense que la stratégie sera un peu différente pour ma prochaine course, la Race Across France, où j’aimerais pouvoir garder un rythme un peu plus ambitieux.

J’ai la sensation de ne pas m’en être trop mal sortie pour une première expérience. Malgré des irritations à la selle qui m’ont forcé à faire un arrêt pharmacie avant l’entrée des Pyrénées, je n’ai pas eu de douleurs qui m’ont freinés le long de ce périple. Je retiens toutefois qu’étant en monoplateau, je vais changer mon plateau de 40 pour du 36 afin de pouvoir mouliner plus facilement dans les cols de montagne. J’ai passé la dernière journée, avec les 5 cols, à parfois me retrouver dans des rythmes de pédalage de 40 tours par minute et je craignais vraiment pour mes genoux…

Je continue maintenant mon entraînement avec le prochain défi dans le viseur qui arrive dans 2 semaines. Et je réfléchis aussi aux suivants… 🤞

Si vous voulez retrouver un retour détaillé de chaque jour de cette Born To Ride, je vous invite à regarder les jours correspondants sur Komoot en anglais et sur Strava en français. Et à la prochaine !


The Born To Ride is a race, or rather an event, organized by Chilkoot since 2012 or so. A 1200 km map is curated with a theme each year. Because nothing shall be normal in 2021, this year consisted of 5 different maps of 1200 km, as well as many other race formats, all over France.

On my side, the temptation to ride over a thousand kilometres in one go was high, so I went ahead and signed up for the Born to Ride in November 2020. At that time, I had never ridden such a distance before, except my summer tour in Italy, but it was done at a leisure pace at best. The only close experience I could think of was my first 330 km ride done two months before. Thus, I had quite some time to prepare myself for the Born To Ride.

The successive lockdowns were a good excuse to get used to Zwift and I trained indoor for the winter, trying tentatively their training plans without knowing what would work or not. From April, I started to have a better rhythm of training, including some rest time, something I’ve ignored all winter. The idea was to be able to ride the Born To Ride till the end in the allotted time, and most importantly, not to do it in a stupid manner where I could hurt myself. In the future, we’ll see how well I’ll fare and progressively, perhaps, I’ll be able to think of ways I can include goals of ranking and so on.

For the Born To Ride, I was able to complete it within 112 hours (or 4 days and 16 hours) in total, riding more than 1252 km and climbing about 11,340 m of elevation. I didn’t follow the most straightforward line since I deviated to the East of Bordeaux, took a detour to see Camille in Bayonne, and added a pass in the Pyrenees for the fun.

Even though I had to be fast in the first days, and I took advantage of that on the flat and rolling terrain, I took the time to sleep ‘properly’ the last 3 days. I think I’ll adopt a different strategy for my next race, at the Race Across France. On this one, I’d like to have a somehow slightly more aggressive rhythm.

In the end, I felt like I didn’t fare too badly for my first experience. Despite some saddle sores that forced me to take a break in a pharmacy before the Pyrenees, I had no pain that prevented me from continuing. I do keep in mind though that the single chainring I had was a bit too ambitious for climbing mountains, and I’ll downgrade from a 40T to a 36T one so I can cut some slack to my knees. On the last day, with the 5 passes, my legs almost spun at a 40 revolution per minute and I was afraid it would affect my knees badly.

For now, it is time to get back to training and prepare the next challenge coming up in two weeks. And to think of the next ones, I already have some ideas…