introspection

Un peu de contexte ne peut pas faire de mal. Je m’appelle Sabine, j’ai (bientôt) 26 ans et je vais parler ici de trois choses importantes pour moi.

C’est joli et vous avez raison. C’est encore plus beau après 3 jours de pluie et de froid pendant un mois de mai.

Tout d’abord, le plus évident en ce moment, c’est le vélo. Que ce soit les premiers coups de pédales hésitants en vacances, aux trajets à l’université plus réguliers aux Pays-Bas jusqu’aux premières aventures de voyages à deux roues en Italie. Je me suis appropriée l’art de la bicyclette comme mon outil pour l’indépendance, mon moyen de locomotion vers la découverte et comme moteur pour me dépasser un peu plus chaque fois.

La photo est l’élément le plus central de ma vie. Que ce soit de l’habitude de me lever à 5 h avant mes heures de cours au lycée pour aller voir le lever de soleil en haut de Fourvière à Lyon, aux jours passés à trimballer mon appareil photo dans le désert en Jordanie, à aujourd’hui où je voyage à vélo avec mon Nikon Z6 sur le dos. Je me targue d’avoir une mauvaise mémoire donc les photos deviennent mes souvenirs, qui me transportent avec quelques pixels à un moment bien précis et une émotion bien particulière. Je ne sais pas si je trouve un certain confort à capturer des moments qui n’auraient dû durer que l’espace d’un instant, en permanence temporelle, mais la photo est mon exutoire.

Les mots sont la troisième constante de ma vie. J’ai toujours écrit. J’ai un arsenal de blogs, que ce soit celui où j’ai consciencieusement écrit chaque jour de ma vie au Japon pendant ma première année là-bas, aux posts plus travaillés partageant mes angoisses et mes réflexions. Ce n’était pas toujours un contenu positif, maintenant que je relis ça quelques années plus tard, mais c’était toujours un bon moyen de décompresser.

Bref, cela paraissait naturel à un moment de mêler les trois et de le faire évoluer hors de compte Instagram, un peu trop limitant et étroit pour ce que j’aimerais communiquer. Si cela peut permettre ainsi de partager mes expériences, que ce soit simplement ce que je vis ou ce que je décide de me faire subir, je serai heureuse que cela apporte quelques éléments de réflexion à d’autres. Si cela peut me permettre également de partager ces moments de vie d’avec d’autres, toujours dans la bienveillance, alors tant mieux. Je partagerai.

My first bike trip in Italy. I just felt like going, so I gathered what I needed and I went.

A bit of context never hurts. My name is Sabine, I’m almost 26 y.o. and currently lives in France.

This blog will be about 3 things: bicycles, pictures and words.

For the first two-wheeled phenomena, it has been in my life for a while. May it be from the times I went on holidays and rented old steel bicycles and hesitantly pedalled my way through the summer, to the times when I valiantly took on a 40 km commute each to go to my internship to today, where I find a 1200 km trip like a fun (but still challenging) endeavour:

Pictures are the synthesis of my life: judging by the heart-wrenching event of two of my hard drives failing on me (or me failing on them when I accidentally reformatted one of them), I hold my memories in either pixel or paper forms. They help me remember, they drive me to discover, and they help me pursue a form of beauty that can be only captured by a metallic box.

Words are the third thing I hold dear. Queen of internalizing happiness and traumas, I write, and I have been writing for a long time. First in French, then in English, with a lot of mistakes. As I carefully worked on my English prose, my French one became a disaster and now, after having been back in France for almost three years, I have found a happy middle where I am about average in both languages. I like the idea of spitting words out to start a sort of digestive system where I can thus process ideas more easily. It is a cathartic exercise, albeit it does not solve everything. I used to write to vent, and now I would like to write to share. If what I go through, and decide to put myself through, can help, then so be it. I’ll share. And I’ll be glad to learn more through my exchanges with others, too. So I’m putting myself out there. Be kind.